Printemps photographique Maroc 2015

Printemps photographique Maroc 2015organisé par Negpos

Invitée d’honneur : Souad GUENNOUN
Autres invité(e)s : Thami BENKIRANE, Laila HIDA, Ghita SKALI, Fatima MAZMOUZ et Mohamed MALI
+ le projet CASABLANCA Passé>Futur (extraits)avec Jaâfar AKIL, Claude CORBIER, Fabienne FOREL, Patrice LOUBON et Fatima MAZMOUZ

Printemps photographique MAROC 2015

NegPos entretient depuis 2007 une relation soutenue avec les photographes marocains. Hors des sentiers battus et des images stéréotypées, notre action pour participer à révéler la richesse actuelle de la photographie marocaine est passée par différentes étapes. D’échange en échange de projets communs en itinérances improbables (Maroc…Chili…France), de nouvelles circulations apparaissent. L’un de nos objectifs, avec cette nouvelle programmation, est de mettre en lumière le travail des femmes photographes du Maroc. Si les hommes occupent toujours une grande place dans la photographie de ce pays, il était hors de question pour cette nouvelle occasion que nous nous sommes donnés, de leur laisser le haut du panier ! La photographie marocaine ne fait pas exception à la règle internationale, les femmes sont de plus en nombreuses à occuper ce champ de vision bidimensionnel.

Agenda

  • Table ronde avec Souad GUENNOUN et Ghita SKALI, modération : Patrice LOUBON

à l'Instant T, le mardi 24 novembre 2015 à 18h

"
La photographie oscille depuis son origine entre art et représentation sociale.
Ces grands courants scindent la photographie en deux et l’écart qui les sépare est parfois infranchissable. Mais en quoi art et engagement se distinguent-ils ? Si l’engagement de l’artiste dans son œuvre est total, être un photographe engagé n’est pas forcément synonyme de faire œuvre artistique.
Nous évoquerons avec les deux photographes invitées la question de l’engagement et de la production artistique."

 

  • Projection film « Misères à crédit » (47mn) de Michel CROZAS

en partenariat avec ATTAC et l’Université de Nîmes, débat à l’issue du film avec Souad GUENNOUN,
au cinéma Le Sémaphore, rue Porte de France à 20h30, projection unique le jeudi 26 novembre à 20h30

De la tontine traditionnelle aux mutuelles de crédit, à partir de situations concrètes, tournées dans la banlieue de Dakar au Sénégal, le film s'interroge sur la pertinence du micro-crédit, présenté par certains comme la solution pour lutter contre la pauvreté.
En Afrique comme partout ailleurs, la pauvreté repose sur les épaules des femmes, les femmes de la banlieue de Dakar en témoignent dans le film.
Mais la pauvreté n'est pas une fatalité.
Le poids de la dette des pays africains, les plans d'ajustements structurels imposés par les institutions financières internationales (Banque Mondiale, FMI) ont saigné à blanc les pays africains. Comme le dénonce, entre autres, Aminata Traoré, une des voix altermondialistes africaines, la dette est devenue un mécanisme subtil de domination. Il ne s'agit pas d'alléger la dette de ces pays ; une approche radicale doit être envisagée : l'annulation pure et simple de cette dette, illégitime et largement odieuse.

 LES PHOTOGRAPHES

Souad GUENNOUN


http://www.dyade-ad.com/souad-guennoun-photographe-et-videaste/
A travers deux expositions de photographies, des projections de ses films et des rencontres avec le public, Souad Guennoun accompagnera la semaine d’inauguration de cet événement. Photographe engagée s’il en est, citoyenne et militante, elle est aussi conférencière sur des thématiques très épineuses, comme par exemple les méfaits du micro-crédit. Le regard critique qu’elle porte sur sa société est à comparer à ceux de quelques illustres de ses prédécesseurs tels : Lewis Hine, Walker Evans, Antonio Quintana, Hector Garcia ou encore, plus contemporain, Allan Sekula. Essentiel à l’histoire du monde et de son pays, son travail constitue une mémoire active pour comprendre les effets de l’ultralibéralisme et de ses méthodes.   

 BIO
née en 1956 à Casablanca (Maroc). Elle vit et travaille dans cette ville. Architecte de formation et de profession, elle débute en 1990 un travail d'écriture et de relevés photographiques notamment sur l'architecture disparue de Casablanca, l'architecture moderne au Maroc et sur la mémoire des espaces et des lieux. Cette première phase d'investigation sur les bâtiments ou les quartiers remarquables des cités marocaines est menée avec le souci de la découverte et de la réappropriation d'un patrimoine, qu'il soit "moderne" ou traditionnel, bien souvent en déshérence. Cette vision où l'architecte se mêle au photographe est particulièrement sensible en ce qui concerne Casablanca, ville à laquelle Souad Guennoun voue une affection particulière. C'est dans cette grande métropole qu'elle photographie, en 1996, toujours sur le mode de l'enquête, les enfants des rues, "Les Incendiaires" (exposition individuelle itinérante), série à la fois tendre et sociale, puis ces "fragments d'imaginaire" (édités en livre par les éditions Le Fennec), où elle laisse libre cours à sa relation poétique avec Casablanca. Elle collabore à l'hebdomadaire marocain "Le Journal" pour lequel elle réalise des reportages sur des thèmes généraux ayant trait à la vie quotidienne et à la culture. "Les sujets ne manquent pas, dit elle, encore faut-il vouloir voir".

 Ghita SKALI


Cette jeune artiste multimédia, encore étudiante à la Villa Arson (Nice) nous présente 3 séries qui abordent des questions aussi différentes que la frontière, la figure de l’actuel Roi du Maroc ou l’angoisse. Elle met en place des dispositifs de monstration adaptés à chaque série.
La série Frontières (2014) est au départ un livre rassemblant une collection d’images trouvées sur internet en recherchant sur différents navigateurs les frontières entre les pays. La question qui se pose alors à nous est celle-ci : comment ce monde virtuel sensé être sans frontière nous montre-t-il les frontières?
La série de photographies des Angoisses (2014) retranscrit ce qui visuellement provoque une crise d’angoisse chez des patients en hôpital psychiatrique. La prise de vue a été considérée comme validée quand le patient finissait par rentrer dans un état d’angoisse devant la photographie.
La série Histoire Sainte (2012) s’interroge avec humour sur comment serait, potentiellement, la représentation d’un «commandeur des croyants», dans une société où les dogmes religieux interdisent la figuration, mais où la mondialisation a fini par mettre de côté cet interdit.

  BIO
Ghita Skali est née en 1992 à Casablanca, Maroc. Elle vit et travaille entre Nice, Casablanca et des voyages. Elle étudie à la Villa Arson, école d’art contemporain (Nice, France). Ses œuvres utilisent l’humour, des considérations sociales et la subversion. A travers diverses formes d’expression tel l’écrit, la photographie, la vidéo, la performance et les installations, son travail s’articule autour de la représentation de l’identité avec une forte relation aux mots et images. Elle a exposé dans de nombreux lieux, dont l’Amour (Paris, 2015), Venise Cadre Gallery (Casablanca, 2015), Le cube Independent Art Room (Rabat, 2013), Château du Lourmarin (Marseille, 2011).

 à Nîmes du 24 novembre 2015 au 28 février 2016
Infos : 04 66 76 23 96 / 06 71 08 08 16 - contact@negpos.fr  - www.negpos.fr

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