La VAE à UNÎMES

Validation des acquis de l'expérience VAE

Toute personne, quels que soient son âge, sa nationalité, son statut et son niveau de formation, qui justifie d’au moins 1 an d’expérience en rapport direct avec la certification visée, peut prétendre à la VAE. Cette certification qui peut être un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle doit être inscrite au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).

La demande de VAE doit être adressée à l’autorité ou à l’organisme qui délivre le diplôme. Vous ne pouvez déposer qu’une seule demande par certification et jusqu’à trois demandes pour des certifications différentes, au cours de la même année civile.

I.-Les diplômes ou les titres à finalité professionnelle sont obtenus par les voies scolaire et universitaire, par l'apprentissage, par la formation professionnelle continue ou, en tout ou en partie, par la validation des acquis de l'expérience.

II.-Toute personne justifiant d'une activité professionnelle salariée, non salariée, bénévole ou de volontariat, ou inscrite sur la liste des sportifs de haut niveau mentionnée au premier alinéa de l'article L. 221-2 du code du sport ou ayant exercé des responsabilités syndicales, un mandat électoral local ou une fonction élective locale en rapport direct avec le contenu de la certification visée peut demander la validation des acquis de son expérience prévue à l'article L. 6411-1 du code du travail.

La durée minimale d'activité requise pour que la demande de validation soit recevable est d'un an, que l'activité ait été exercée de façon continue ou non. Pour apprécier cette durée, l'autorité ou l'organisme qui se prononce sur la recevabilité de la demande mentionnée à l'article L. 6412-2 du même code peut prendre en compte des activités mentionnées au premier alinéa du présent II, de nature différente, exercées sur une même période, ainsi que les périodes de formation initiale ou continue en milieu professionnel.

Lorsqu'une demande de validation des acquis de l'expérience émane d'un membre bénévole d'une association, le conseil d'administration de l'association ou, à défaut, l'assemblée générale peut émettre un avis pour éclairer le jury sur l'engagement du membre bénévole.

La validation des acquis produit les mêmes effets que les autres modes de contrôle des connaissances et aptitudes.

La validation est effectuée par un jury dont la composition garantit une présence significative de représentants qualifiés des professions concernées.

Le jury peut attribuer la totalité du diplôme ou du titre. A défaut, il se prononce sur l'étendue de la validation et, en cas de validation partielle, sur la nature des connaissances et aptitudes devant faire l'objet d'un contrôle complémentaire. Les parties de certification obtenues sont acquises définitivement. Ces parties de certifications permettent des dispenses d'épreuve si le règlement fixé par l'autorité administrative, l'établissement ou l'organisme qui délivre la certification prévoit des équivalences totales ou partielles.

Le jury se prononce au vu d'un dossier constitué par le candidat, à l'issue d'un entretien à son initiative ou à l'initiative du candidat et, le cas échéant, d'une mise en situation professionnelle réelle ou reconstituée, lorsque cette procédure est prévue par l'autorité qui délivre la certification.

Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions d'application des dispositions du présent II, notamment les règles selon lesquelles le jury est constitué. Cette composition concourt à une représentation équilibrée entre les femmes et les hommes. Il détermine également les conditions dans lesquelles il peut être dérogé au I, pour des raisons tenant à la nature des diplômes ou titres en cause ou aux conditions d'exercice des professions auxquelles ils permettent d'accéder. Le jury fixe les contrôles complémentaires prévus au sixième alinéa du présent II.

III.-Le jury d'un diplôme ou d'un titre à finalité professionnelle délivré au nom de l'Etat ou par des établissements publics ayant une mission de formation peut dispenser un candidat désirant l'acquérir des titres ou diplômes requis pour le préparer. Cette dispense doit se fonder sur les compétences professionnelles acquises par le candidat.

Les étapes de la VAE :

1- La phase 1

La recevabilité

La recevabilité rend officielle votre demande de VAE auprès de l’organisme certificateur. Un dossier de recevabilité vous sera demandé pour vérifier le respect des conditions d’éligibilité définies par la loi :

  • L’inscription de la certification visée au Répertoire National des Certifications Professionnelles
  • Votre année d’expérience en correspondance avec le contenu du référentiel de la certification (article L6412-1 du Code du travail)

Télécharger le dossier de recevabilité.

 

2- La phase 2

Le dossier de validation

Il comprend :

  1. Une description de votre expérience professionnelle et personnelle. Il s’agit de décrire quelques-unes des activités réellement exercées en lien direct avec les activités attendues du titulaire de la certification (activités professionnelles, associatives, bénévoles, syndicales, électorales… ainsi que les périodes de formation initiale et continue que vous avez suivies en milieu professionnel).

  2. Des preuves de la réalité de votre pratique professionnelle

    Elles peuvent être de différentes natures : organigramme, compte-rendu de réunion, lettre de mission, œuvre de l’esprit (ouvrage, sculpture, film...).

  3. Pour vous accompagner dans votre démarche, vous avez deux référents :

    • un référent VAE du service universitaire de validation des acquis et des compétences pour vous aider à mettre en valeur vos compétences et à     réaliser le dossier qui sera examiné par le jury VAE ;
    • un référent pédagogique (enseignant) qui organisera une visite-conseil sur votre terrain professionnel.

     

3- La phase 3

La validation devant jury

L’entretien sert à compléter et expliciter les informations contenues dans le dossier de validation.

Il permet au jury de vérifier l’authenticité du dossier, de vérifier le niveau de maîtrise de l’ensemble des compétences requises pour obtenir la certification et d’échanger sur l’expérience et la pratique acquises au regard des activités ou fonctions que le titulaire a été amené à exercer.

La mise en situation professionnelle fait partie des modalités de validation possibles, qui peuvent être demandées par certains organismes certificateurs (Travail et Emploi, Culture et communication, Défense, Branche du commerce et distribution). Elle peut être réelle (en entreprise) ou reconstituée (sur un plateau technique).

Dans une mise en situation professionnelle, il est demandé au candidat de prouver, en pratique, qu’il possède les compétences requises pour obtenir la certification visée.

En effet, le candidat n’a pas toujours la possibilité de démontrer toutes les compétences requises au cours de la mise en situation professionnelle proposée.

Son dossier et l’entretien individuel permettent donc aux membres du jury de vérifier et/ou obtenir des précisions supplémentaires sur un ou plusieurs points de son expérience dans une situation professionnelle donnée.

Elle permet d’évaluer les compétences acquises directement en situation de travail, réelle ou reconstituée.

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