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MASTER HISTOIRE VIVANTE

Type de diplôme

Master (LMD)

Domaine

Sciences humaines et sociales

Spécialité

Histoire vivante / Public history

Durée 2 ansNiveau d'étude BAC +5Public concerné Formation initiale - Formation continueLieu(x) de la formation Nîmes

Nature de la formation Diplôme

Présentation Master Histoire Vivante.pdf

Contact(s)

Responsable pédagogique

Ortega Isabelle

Tél : +33 4.66.36.45.62

isabelle.ortega @ unimes.fr

Responsable pédagogique

Teyssier Eric

eric.teyssier @ unimes.fr

Présentation

Présentation

Ce master vise à aborder, de manière concrète, les modes de transmission des connaissances historiques au grand public. Le concept d’histoire vivante (équivalent de la notion de Public History, préférable à « histoire publique ») est vaste, puisqu’il englobe toutes les périodes de l’histoire, et qu’il est novateur en abordant la matière historique d’une façon encore peu usitée dans le domaine universitaire français. 

Ce diplôme envisage ainsi de présenter l’histoire sous toutes ses formes et d’apprendre aux étudiants à la diffuser auprès d’un large public allant des scolaires jusqu’à un auditoire averti, et cela quel que soit le support (patrimonial, écrit, numérique, audiovisuel et muséal, entre autres).

L’histoire, qui vient du grec enquête, caractérise un historien toujours en quête de nouvelles connaissances. Cette dynamique rejoint celle du patrimoine qui est l’héritage commun d’une société, rassemblant les biens ayant une valeur fondamentale. Or, un patrimoine délaissé, qu’il soit monumental, familial ou autre, est un héritage perdu, voilà pourquoi il faut le maintenir vivant aux yeux de tous en le rendant accessible au plus grand nombre.

Objectifs

En lien étroit avec des professionnels de la valorisation du patrimoine, ce diplôme vise à former les futurs acteurs de ce domaine économique en pleine expansion. L’histoire en général, mais aussi la généalogie et les sites historiques de façon plus ciblée, ont une audience en constante augmentation. Les étudiants d’histoire ont donc une place à prendre afin de créer des projets, diriger des équipes ou encore concevoir des sites qui permettront d’assurer la diffusion de l’histoire auprès de ces publics de plus en plus exigeants pour qu’ils en conservent une expérience ludique et didactique. 

L’histoire vivante comprend entre autres la reconstitution historique, un champ très dynamique dans lequel les groupes qui pratiquent cette façon de vivre et de partager l’histoire proposent un travail de plus en plus pointu que l’université ne saurait ignorer. Leurs initiatives prennent d’ailleurs une part croissante dans la valorisation du patrimoine historique.

Souvent liée à l’histoire vivante, l’archéologie expérimentale, quant à elle, porte sur les pratiques artisanales, les techniques industrielles, la musique, l’architecture ou le combat, entre autres. Elle repose sur une méthode scientifique visant à restituer ce que les textes ont occulté ou nous ont mal transmis grâce à une approche pratique de l’histoire du geste. Les connaissances acquises par l’université de Nîmes en histoire vivante et en archéologie expérimentale, d’une part, et en histoire familiale ainsi qu’en histoire du risque d’autre part, convergeront dans ce master afin de mettre en œuvre un enseignement et un encadrement des étudiants vers des activités de recherche orientées dans ces domaines. À partir de cet acquis, d’autres aspects liés à la médiation historique seront également abordés dans le cadre de ce diplôme.

Savoir-faire et compétences

Les étudiants recevront une formation à la fois pratique et professionnalisante qui s’appuiera, en M1 et M2, sur les interventions de professionnels et d’universitaires ouverts à ces nouvelles problématiques historiques que sont, notamment, l’histoire vivante et l’archéologie expérimentale.    Loin de s’exclure, expérimentation et histoire vivante se complètent, car les connaissances générées par la première peuvent être transmises par l’histoire vivante, dans son acception la plus large.

En lien avec cette approche, une place particulière sera faite au numérique, en tant que vecteur de la production et de la médiation historique, car ses outils et son domaine d’action sont incontournables. En effet, l’industrie vidéoludique qui s’est développée de façon exponentielle ces dernières années permet la valorisation patrimoniale grâce aux interactions entre le joueur et le système informatique. Le jeu vidéo marque désormais la culture populaire et, s’il adopte des styles très différents, il fait naître de nouveaux métiers au sein desquels les historiens ont une place à occuper au vu de l’intérêt porté à l’histoire par ce média.

 

Ces compétences seront mobilisées grâce à une réflexion personnelle accordée au projet professionnel, et seront évaluées par le biais d’examens, de mémoires de recherche et de projets tuteurés.

Capacité d'accueil

Effectif attendu : 12 étudiants

Admission

Condition d'accès

Peuvent postuler des étudiants ayant obtenu une licence d’Histoire, Histoire de l’art et archéologie, ou encore Géographie et aménagement.

Peuvent également être examinés des dossiers de reprise d’étude ou d’étudiants en alternance dans le domaine concerné.

Modalités d'inscription

Lien vers le portail de candidature

Et après

Poursuite d'études

Les étudiants de ce master pourront tout à la fois poursuivre leurs études en doctorat ou tenter les concours de l’enseignement et autres concours de la fonction publique.

Insertion professionnelle

Différents postes peuvent ainsi être envisagés dans le domaine de l’encadrement d’équipes de médiateurs du patrimoine au sein de structures variées. Les diplômés peuvent intéresser tout particulièrement les collectivités territoriales, de la commune à la région, en passant par les intercommunalités qui sont les plus soucieuses de la valorisation de leurs héritages historiques. Les musées, les sites archéologiques, les structures privées et publiques de gestion des monuments historiques constituent également des débouchés possibles. En effet, les propriétaires privés attachent de plus en plus de soin à l’attractivité de leurs monuments afin de pouvoir les faire connaître et les valoriser.

Cette formation peut notamment mener à des emplois de médiateur du patrimoine, d’attaché à la culture ou à la conservation, ou de chargé de mission affecté au développement touristique d’un territoire. D’autres emplois de conservation ou de direction de monuments historiques, publics comme privés, sont également concernés.